25‏/07‏/2015

Voix Vives de Méditerrannée en Méditerrannée














 AD : Ton dernier recueil s’intitule « Le Poème des ruines ». Mais de quelle ruines s’agit-il vraiment ? On dirait que plusieurs types de ruines se superposent.

Mohammed Abu-Zaïd : J’ai écrit ce « Poème des ruines » environs 6 mois avant la révolution égyptienne de 2011. L’Egypte est devenue une ruine à cause de la corruption politique, sociale et culturelle. On a tenté de voler les richesses et l’héritage de ce pays, alors la vie devenait de plus en plus sombre, toutes les portes semblaient fermées. Dans ce genre de contexte, écrire de la poésie devient un luxe. Tout est déformé, il y a une sorte de distorsion entre cette « posture » d’écriture et la réalité tout autour, c’est assez effrayant. La vie est douce alors qu’elle fait tant de ravages ailleurs. Le poème était donc une tentative pour entrer dans cette ruine, pour engager un dialogue avec, et la miner de l’intérieur. Par ailleurs, le poème se déplace sans cesse du domaine privé au domaine public.

Certains critiques ont dit que ce poème était comme une « prophétie », qu’il annonçait la révolution, parce que ce texte évoque bien l’idée de révolte. Mais je ne voulais pas cela, je me méfiais du piège de l’idéologie. « Le poème des ruines » qui n’est qu’une partie du livre éponyme paru chez Al Manar cette année, (qui appartient initialement au recueil « Madhamtan » publié après la révolution égyptienne) est le seul poème vraiment écrit à propos de la « révolution ». Sinon, je pensais « ruine » dans un sens plus large. En écrivant ces poèmes, j’avais aussi en tête le poème de TS Eliot « The Waste Land ».


AD : Tu dis que le poème concerne à la fois le registre privé et le registre public. J’avais bien compris que cela pouvait avoir un lien avec les ruines du pays, ruines annoncées avant les ruines, mais j’ai parfois l’impression que ce sont d’autres ruines, plus personnelles, qui répondent à ces ruines, que tu dévoiles avec pudeur.

MAZ : Pour ce qui concerne le sujet politique, depuis que je suis né, et jusqu’à mes 30 ans, il n’y avait qu’une seule tête en Egypte, celle d’Hosni Moubarak, qui accumulait l’argent jour après jour, et préparait les ruines – il y a donc ça dans les poèmes. Mais je pense que c’est un grand trésor, pour moi, d’écrire aussi avec une forme de nostalgie, sur les ruines de l’enfance, avec peut-être le désir de revenir à l’innocence et de lutter contre tout ce qui a entaché la ville, la politique. C’est particulièrement évident, me semble-t-il, dans le poème « J’ai peur, Alice » : « Je pose ma main sur mon front en visière / Et observe de haut la vie qui a abandonné ma main / Et s’est éloignée en courant / Je cherche un gamin qui marchait ici devant moi / avant de disparaître. » (Le poème des ruines, p.25)

Ces poèmes sont aussi une tentative de comprendre. Écrire, pour moi, c’est essayer de résister. De retourner, par cette résistance, à ce qui était bon pendant l’enfance. L’écriture est un jeu très grave. Et revenir au jeu de la « petite écriture » est également une tentative de construire, pour essayer d’inspirer un monde meilleur que celui que nous avons sous les yeux, aujourd’hui.


AD : Tu écris de la poésie, mais tu es aussi romancier. Dans un poème, tu notes : «  L’année dernière j’étais romancier / J’étais content comme un pingouin / Qui a pris tôt son petit déjeuner / […] A présent, je suis poète / Et le poète est triste par nature ». Ce sont vraiment deux approches différentes pour toi ?

MAZ : Je crois à l’écriture dans sa forme générale. Je crois que l’art est dans tout. Le monde transcende et abolit les divisions des genres et du temps. Mais, en tant que poète, j’ai appris beaucoup en écrivant des romans, ça a nourri et aidé les projets en cours. Je pense que mes poèmes deviennent plus simples et plus accessibles au lecteur. Ils sont de plus en plus débarrassés du poids de la rhétorique. La différence entre la poésie et le roman est également devenue plus ténue. Mes poèmes sont assez narratifs. Il y a des gens qui étaient présent dans les romans qui passent aussi dans les poèmes, et de même pour certains événements. On dit la même chose différemment, avec beaucoup moins de mots dans les poèmes. Mais je ne peux pas dire que l’écriture de romans soit plus facile que l’écriture de poèmes. Je ne veux pas sous-estimer la valeur du roman. Je pense simplement, mais ce n’est que mon avis, que le poète est plus soucieux que le romancier. Il est peut-être davantage occupé par des questions philosophiques ou existentielles. On pourrait dire que le poète pose des questions. Et peut-être que le romancier propose des réponses. Des réponses qui soulèvent parfois des questions plus tristes encore. Il y a toujours le bonheur et la tristesse causés par la connaissance, dans le même mouvement.


AD : En ce moment, travailles-tu sur quelque chose de spécial ? Et comment cela se passe-t-il quand tu écris de la poésie ? Est-ce que c’est plutôt spontané, ou bien un travail long ?

MAZ : J’ai écrit un roman il y a un an. Il n’est pas encore terminé. Pour les poèmes, un livre vient d’être publié, il y a trois mois. Son titre est « Introduction à l’absentéisme ». J’écris tout en travaillant à Abu Dhabi, où je travaille maintenant en tant que journaliste. Je n’ai rien commencé de neuf pour le moment, même si j’ai quelques idées. Habituellement, je cesse d’écrire après la parution de chaque livre, je suis vide. L’écriture est une justification de ma vie. Je veux dire la justification de la poursuite de ma vie. Parfois, je suis prêt à exploser. Écrire me sauve de la mort. Dans le poème « ruine » j’ai écrit : « La poésie dégouline de mes yeux comme des larmes / Mon dernier poème ressemble à une tombe / remplie de cadavres / De ruines / De ruines ». Les poèmes montrent des détails de ma vie quotidienne. Je voudrais que les gens soient plus dans leur vie. Je ne sais pas si je peux changer la vie de quelqu’un avec des poèmes. Mais je peux commencer par changer la mienne. Seulement par le poème. Ça peut commencer comme ça.

Pour répondre à ta dernière question, la rédaction des poèmes est plutôt spontanée. Je ne peux pas, délibérément, choisir d’écrire un poème. J’attends le poème comme un étranger en attente du dernier train dans la ville qu’il ne connaît pas.

(c) Sabine Normand
tessons


19‏/03‏/2015

محمد أبو زيد.. اللاأحد في صرخة المغادرة

عبد الله السفر
في علم النفس الوجودي، ثمة مفهوم عن "انحلال حدود الذات" بمعنى الشك في الوجود الشخصي والتعيّن في العالم على نحوٍ محدّد ماثل يمتلك المعنى والجدوى والعلاقة مع مفردات هذا العالم بكيفيّة إنسانية تزهر في الاتصال وتخلع طابعاً قارّاً من الانسجام والمساحة المشتركة. بهذه الخلفية يمكن لنا قراءة الشاعر محمد أبو زيد في إصداره الأخير "مقدمة في الغياب" (دار شرقيات، القاهرة - ٢٠١٤) الذي يتبدّى نصّاً واحداً وإن جاء في أربعة أقسام وفي عشرات النصوص بوصفها زوايا ومنظورات تحفر في الاتجاه نفسه بملمح تكراري تراكمي - لا يتخلّى عن صبغته الجماليّة - يشي بالمأزق الوجودي الذي ينخرُ في بناء الذات ويصدّعُها إلى أشطارٍ لا تلتئم؛ محض نثارٍ يأتي متخفّفاً عن العالم ومنزاحاً عنه إلى هاويته التي لا يبصر غيرها؛ تطلبه ويسعى إليها.
الانسحاب من الحياة والانسلاخ من صورة لا تدلّ عليه ولا تعبّر عنه. ما يراه الآخرون ليس هو ولا تلك الصفحة المشرقة. كائن خرِب بغطاء برّاق صنعتْهُ عينٌ خارجيّة لا تخصّهُ ويبرأ منها، وقد آنَ له أن يخرج من حفلة الضجيج وأن يرمي بالقشرة الملتمعةِ بزيفِها. خلخلةُ الجسد وانفراطُ معناه. جسدٌ لا يصلح للحياة ولا تصحُّ معه معاشرة وأحرى به الانصراف عن المشهد: "لو دقّقتم أكثر/ لشاهدتم مستعمرةَ الجذام فوق وجنتيّ/ قلبي الذي يعجبكم تفانيه في حبّكم/ اشتريته من بائعٍ متجوّل/ يدي التي تصافحكم بحرارة/ انظروا../ إنها من البلاستيك/ وجدتُها في القمامة/ أصابعي التي تلوّح لكم/ قضبان زنزانة/ وضحكتي التي تجامل نكاتكم التافهة/ شريط كاسيت مسجّل).
الجسد هو ما يثقل على الذات ويجعلها منسحقةً تحته. الحضور البائس الفارغ يلطّخُهُ الحزن وتفدحُ به الغربة؛ مهمازٌ مسنون ينخسُ ويحثُّ على التعجّل بتفكيك هذا الجسد وجعله أشلاء تذهب في الأرض ويستحيل تجميعها بما يعني تشييد الغياب على قنطرة الجسد؛ الامّحاء الكامل الخالص؛ التذرير الذي يوجب النهاية، ويحلّ العبء الذي يعمل مثل مطرقةٍ تثبّتُ الذات إلى جدار عذابها وشاهدها الناغل بالذكريات تلك المطحنة التي تقول كم هو غريبٌ وتالف. لا يسندُهُ ماضٍ ولا يهشّ له مستقبل. وجودٌ غَفْلٌ يحدُّهُ الجسد ويتقفّصُ عليه؛ ينتظر صيحة الخروج وفكّ الأسْر. يتحيّن الضربةَ الماكرة المشتهاة وهي تنزل تشطره وتلاشيه وتعلن غيابه؛ معافاته من عالم الاضطرار والقيد؛ عالم الصور الثابتة المتكررة التي هي في المحصلة "لا شيء" ومن العبث الانجرار إلى دائرة إنتاجها. فليبطلْ هذا الجسد ولينلْ الضربة: "بعد خمس دقائق سأتشقّق. لن أنتبه وأنا أسير إلى السيف الذي يقسمني نصفين مثل تفاحة، لن ينتبه أحد إلى نصف جسدي الذي ركب القطار وغادر، ونصفي الآخر الذي لا يزال ينتظر في محطة الباص./ .../ عيني سأتركها تبكي هذه المرّة كما كانت تريد، تنزف ما تبقّى مني، قد أمنحها لطفلٍ يريد أن يكمل مجموعته من البِلي، أو أسند بها كوكباً كاد أن يتهاوى. عيني الأخرى سيقول الباعة أنها مستعملة ولا تصلح إلا طعاماً للسناجب./ قدمي اليمنى ستسير إلى ما لا نهاية علّها تعود بالحقيقة الغامضة، أمّا اليسرى سأتركها لبائعٍ يريد أن يسند بها مظلة خضرواته الكسيحة".
مخلوقُ التعاسة؛ ربيبُ الكوابيس؛ الدائخُ المعلّق في مروحة الندم.. يتخلّصُ من إهابه ويفرُغُ من حياته؛ الشبهة التي أفسدت ما فات وتتربّصُ بما يلي. ينهضُ معانقاً هباءَهُ حاتّاً أثرَهُ وكلَّ متعلقاتٍ تشير إليه. هو الذي بلا وجود. اللاأحد متجسداً في صرخة المغادرة؛ نافراً من اللاشيئية؛ نافذاً وذائباً في العدم: "أرفعُ صوتي/ وسطَ ملايين الآذان/ وأطلقُ صرخة../ صرخةً واحدةً طويلة../ لا تنتهي// أنا../ لا أحد".
........................

*نشر في صحيفة الوطن السعودية

07‏/12‏/2014

مقدمة في الغياب‮:‬ تمارين ‮ ‬لمقابلة الموت

ياسمين مجدي
الكتابة بوصفها وصية أو سجل يخلد الشاعر فيه نفسه..هي أحد أغراض الكتابة.. لكنها تبقي مجرد محاولة للبقاء.. في رحلة يبدو الرحيل فيها هو الجزء الأقوي والأكثر تأثيرا. يمكن للكتابة كذلك أن تكون تجربة لمقابلة الموت في عدد من النصوص الشعرية بديوان الشاعر المصري محمد أبو زيد "مقدمة في الغياب" الصادر هذا العام عن دار شرقيات.
يأخذك ديوان "مقدمة في الغياب" بإهدائه "إلي جدتي"، إلي منطقة مملوءة بالحنين والدفء العائلي ولحظات الزخم والونس الذي يقاوم كل ما يسير به الزمن من وحدة ومسئوليات. يركض الزمن لدرجة أنك حين تقلب الصفحة تكون كهلاً وقد وصلت للحافة، حيث نص " كهل علي الحافة".
ذكريات زمنية ومكانية
الرحلة لدي محمد أبو زيد.. هي معني مزدوج.. الأول هو الرحلة في الزمن..والتي يكون هاجسها طوال الوقت الموت.. الرحلة الثانية هي الرحلة في المكان بسفره خارج مصر.. ويكون هاجسها الذكريات. باجتماع الرحلتان في الديوان، نجد أنفسنا أمام كم هائل من الذكريات في مواجهة الموت..تركيبة غاية في التضاد..حيث الذكريات التي تمثل الحياة في مواجهة الموت. تتكرر علاقات التضاد الشديدة، لنجد "حي شعبي في مدينة طاردة للسكان".. كيف يكون الحي الشعبي بكل ما يتسم به من دفء في مدينة باردة كارهة للناس.. هو بالتأكيد حي شعبي به "أصوات باعة الخضار.... تشبه صوت البكاءين".
من وحي فكرة التضاد نجد الشاعر لا يلجأ للحنين بل بالعكس يوغل في الكتابة عن البعد.. سواء البعد عن الوطن بحديثه عن جماليات في الغربة، أو بالبعد عن الحياة بمرافقة الموت. يبدو الديوان كأنه ديوان المراوغة.. ديوان يقاوم الاستسلام للحنين ويقاوم الارتباط بالمكان، فيقول الشاعر أنه رفض إدخال قطة إلي شقته حتي لا يصنع ذكريات.
أبطال النصوص في الغالب مفردات أو أشياء، لكن البطل الإنساني غير واضح غالبا. وبملاحظة ذلك يبدو المعني الذي يمنح قيمة الأشياء غير موجود، الأشياء والكائنات متراصة وفي أماكنها لكن شيئًا يغيب، مثل يد الشاعر التي تكتب القصيدة ولا يجدها، مثل علب العصير الموجودة في الثلاجة إلي جوار بعضها البعض لكنها لا تحس شيئا تجاه بعضها. المفقود هنا هو البطل الإنساني، لأن كل الأشياء الحاضرة هي الأشياء الهامشية، لكن حضورها أقوي لإحساس الشاعر دائمًا بالموت أو الغياب. وعبر تلك الأشياء يمارس جنونه، ويبتكر علاقات غير مألوفة "في سفينة تشق البحر/ أضع إصبعي في عين حوت".
العالم في المواجهة يلح بمفردات تشعل الحنين، فيكتب الشاعر كيف أن أصوات الطيارات تتحول مع الوقت إلي منبه يذَكِّره بصوت القطار في قريته ثم صوت وابور الطحين. هل يجب دائمًا أن نغيب لكي نستعيد الأشياء. الهوية والنافذة ومفردات كثيرة يستخدمها الشاعر محمد أبو زيد للتأكيد علي الحالة:
يبدو ديوان "مقدمة في الغياب" مثل محاولات وتمارين لمقابلة الموت.. هل الحديث عن الأشياء بكثرة يبطل الخوف منها.. يجعلها حقيقة واقعة نتقبلها.. يبدو الموت لدي محمد أبوزيد أنه الأصل في مواجهه بضعة أحداث يمكن تسميتها "الحياة".. يعترف "أنا ميت". ويُعطي تصورات  متعددة حول تجربة مقابلته للموت. يصبح الموت الرفيق الأقوي علي مدار الصفحات. تظهر بذلك الحياة بوصفها مجرد مقدمة للمتن الذي هو الغياب. كأن رحلة الحياة هي رحلة في أساسها لمقابلة الموت "كان بداخلي طفل""أريد أن ....أخرج/ تاركا كل شيء خلفي/ كما رأيته أول مرة". ماذا لو كان في إمكان الشعراء كتابة وصية عامة في ديوان، كما يذكر أبو زيد: "بمجرد عبورهم من أمام قبري/ لا يبقي في ذهنهم/ سوي هذه القصيدة/ التي أحاول أن أحشر فيها خلودي/ قدر الإمكان".
بالنسبة لزمن الفعل في النصوص، فيكون الفعل الماضي هو المستخدم في الحديث عن الموت.. قد يريد الكاتب بذلك الاعتراف بأن الموت حاضر منذ البدء، وأن الرحيل هو التجربة القديمة الثابتة. علي الناحية الأخري نجد الفعل المضارع في النصوص التي تتحدث عن مفردات العالم وعن محاولة الشاعر طوال الوقت لتغيير العالم ورقيًا وابتكار علاقات جنونية بين مفرداته، كأن الشاعر بالفعل المضارع يقول للقارئ كن موجودًا بينما أحاول تغيير العالم ورقيًا.
الحس الساخر حاضر في النصوص ، حتي التي تتحدث عن العنف وتشويه العالم، ولا يخلو الأمر من رسائل يوجهها الشاعر لأشخاص بأسمائهم، نساء ورجالا.

يبقي أن الذين يسافرون يتركون أشياء وراءهم: "كجارتي اليونانية التي سافرت ولم تعد/ تاركة حبات الفيشار ترقص من يومها علي النار/ دون أن توقف الموسيقي". وكل الذين يشهدون سفر الأخرين، يكبرون، تمضي بهم الأيام ،تغيروا وتغيرت سماتهم وقست قلوبهم: "سرنا وراء الجنازات وقست قلوبنا"، "كما أن الطريق إلي المدرسة تغير كثيرًا، أكثر منا". لذا سيبدو الموت هو الرفيق للذكريات الماضية ولذكريات قادمة في نصوص محمد أبو زيد.

14‏/11‏/2014

كشبحٍ يرفُّ بجناحٍ واحدٍ



ذات مرة، استيقظت في الصباح، فوجدت نفسي فوق سطح قمر. كان ذلك منذ زمن بعيد، فلم أعد أذكر التفاصيل. ما أذكره أنه كان عالماً غير العالم، حياة غير الحياة التي عرفتها، أخطو بخفة العائم في منطقة انعدام الجاذبية، ويدي تجري فوق الورقة كمريض مشرف على الموت اكتشف علاجه السحري. كنت في الصف الرابع الابتدائي، وفي يدي ورقة مملوءة حتى نهايتها بكلام من صفين، آخر حروفه متشابهة، لكنها جميعاً تحتج على الموت.
كانت أول قصيدة لي عن الموت. قبل ربع قرن تقريباً، أرثي أمي. أرثي العالم. تبتسم مُعلّمةُ اللغة العربية، وتربت على رأسي، بعدها بثلاثة عشر عاماً صدر ديواني الأول، كان عن الموت الذي لم أفك شفرته، لا قبل ولا بعد، فقط أحاول مصادقته من نص إلى نص، من قصيدة إلى قصيدة، من بيت إلى بيت.
ذات مرة، استيقظت، فوجدت أنني الوحيد الذي يتنفس على سطح قمر. كان ذلك منذ زمن بعيد، ربما منذ عشرين عاماً، كمن اكتشف باباً سحرياً للحياة فقرر أن يدخل، كمن وجد حبلاً سرياً يقوده إلى أعلى الجبل فقرر أن يتسلقه، كشبح يرف بجناح واحد اكتشف قدرته على الطيران، كميّتٍ عرِف طريق العودة إلى الحياة. كنت أظن أنني الوحيد الذي أستطيع فعل ذلك، مع الوقت تتكشّفُ الدهشة، يتبدّى الانبهار، أقفز على النظرات الغريبة والمتسائلة، وأواصل الدخول، التسلق، الطيران، العودة إلى الحياة.
أتذكر ذلك جيداً الآن، كنت أبكي كمن أصيب بمسٍّ. أبكي وأرتجف دون سبب، ثم أكتب فأهدأ. أهدأ تماماً. تنتظم أنفاسي. أهدأ. فأكتب، وأكتب، وأكتب، ولا زلت أكتب من وقتها حتى الآن. أول قصيدة لم تختلف عن ثاني قصيدة عن القصيدة العاشرة عن آخر قصيدة، لم تختلف الأسئلة بل تزيد، تتراكم فتخلق نصوصاً جديدة، لا إجابات، فأعيش معذباً بالأسئلة، بلعنتي، بقصيدة تدور في الفراغ. نعمتها حياتي، نقمتها الجواب الذي لا يصل.
ذات مرة، استيقظت فوجدت نفسي في العراء. لا شيء حولي سوى عواء الريح، والحياة التي لا تحتمل في الخارج، الحياة التي لا أحتملها، فقررت أن أُحصّن نفسي ببيت، أُجرّب أشكال الكتابة المختلفة، أتنقل ما بين السرد، والشعر، ما بين القصيدة العمودية إلى التفعيلية إلى قصيدة النثر، يعلو البيت ويظلني، يدفعني لمواصلة الحياة، تتراكم القصائد كحائط صد ضد الموت، الموت الذي يقترب كلما ابتعدت القصيدة.
ستة دواوين متراصة لا تقول شيئاً، أم تقول؟. أمد يدي فأُخرِجُ يدي، ذراعي، جسدي، روحي، هل قُلتُ شيئاً، لم أقل. بعد كل ديوان جديد أقرر أن أبدأ من البداية، أقول لنفسي: لم يكن هذا ما أردت قوله، لم أكن أقصد هذا. أنتهي لأبدأ من جديد، لا أكاد أنتهي حتى أبدأ، لا أعرف هل أشعر بالامتنان أم بالحنق، تتراص الدواوين كأدلة اتهام، كمشانق متجاورة فارغة من رأس كان معلقاً فيها.
أفكّر الآن في الطفل الذي فقد أمه فقرر أن يكتب قصيدة يسائل بها الموت، عن الفتى الذي كان يقود الدراجة خمسة كيلومترات كل يوم إلى المدرسة وعينه تُحوّل الحقول حوله والمقابر والسيارات إلى نصوص، يتوقف في منتصف الطريق ويكتب، عن الشاب الذي ركب القطار، فرأى نصوصه في وجوه الفقراء النائمين غير مهتمين باهتزاز العربات العتيقة، عن الطائرة التي حطّت، عن السيارة التي وصلت، عن القطار الذي هدر ثم صمت؛ فغادرهم كهلٌ، لا يحمل شيئاً، وحيدٌ كالحرية، لا يعرف كيف يكمل الرحلة، ولا متى سيصل.
ذات مرة، استيقظت، فوجدتني هنا، بين تسع وتسعين باباً مفتوحاً، وباباً واحداً مغلقاً فتحته فوجدتني هناك. في الحياة. الكتابة حياة. القصيدة حياة.

11‏/11‏/2014

قتلة بالفطرة

في أول مشهد من فيلم "قتلة بالفطرة" الذي كتبه كوينتن تارانتينو، وأخرجه أوليفر ستون، يقتل الزوجان السفاحان "ميكي ومولي" جميع رواد المطعم ثم يتركان شاهداً واحداً، لأنه هو من سيوصّل ما حدث للإعلام، وهو ما ظلا يفعلانه في كل جرائمهما فيما بعد، في إدراك منهما لأن الصحافة ستحولهما إلى نجمين أكثر شهرة من أوبرا وينفري.
الفيلم الذي أنتج عام 1994 وأثار الجدل مطولاً، يبدو هو الأقرب لوصف المشهد العربي الحاضر، من احتفاء بالعنف، سواء من الإعلام الذي يقوم بذلك، أو من القتلة أياً كان تصنيفهم، فبإمكان  من يتابع وسائل الإعلام المختلفة من صحف ومواقع إخبارية أو قنوات فضائية أو مواقع تواصل اجتماعي، أن يدرك كم الجرائم التي ترتكب من شائعات وخلق مجرمين، والمساعدة على أن يصبحوا نجوماً يخطفوا الأنظار، وأن يصبح الدم مشهداً عادياً عادية المياه في الحياة اليومية، لا يلفت الانتباه أو يثير الاهتمام.
ولأي لعبة قتل طرفان، قاتل وقتيل،  لكن في هذه اللعبة يقوم الطرفان بالقتل الممنهج. يقومان به وهما يعرفان ما الدور الذي يقوم به، يعرف الصحافي أن ذلك سيساعده لكي يكون أكثر شهرة، ويعرف القاتل أن ذلك سيجلب له أتباعاً، ومتابعين وتابعين، عشاقاً، وخائفين، وأن صورته ستحل في الصفحة الأولى من الصحيفة إلى جوار الصحافي الشهور "الذي يبيع ويشتري الخوف" بحسب وصفه في الفيلم.
من أبرز الجماعات الراديكالية التي اكتشفت أهمية الإعلام، كان "تنظيم القاعدة" الذي كان حريصاً على توصيل رسائل زعيمه الراحل أسامة بن لادن إلى قناة الجزيرة عقب أحداث 11 سبتمبر، ومن بعده سار تنظيم داعش على نفس الخط، وهو ما يفسره نشاطه الغريب، على مواقع التواصل الاجتماعي (فيس بوك وتويتر ويوتيوب)، وحرصه الشديد على نشر صور الرءوس المقطوعة، وإطلاق الرصاص على المدنيين العزل، وعمليات القتل الجماعي، والرجم، وقطع الأيدي، والإعدامات، ومن يراجع جلّ هذه التسجيلات سيجد أن من قام بنشرها هو التنظيم بنفسه على خلفية أناشيد حماسية متوعدة، ولم يكتف التنظيم بهذا بل أعلن عن نيته إطلاق قناة فضائية، كما لجأ أيضاً إلى إصدار مجلة إلكترونية حملت اسم "دابق"، باللغة الإنجليزية، وهو ما يدعو للتساؤل لماذا يلجأ تنظيم يقول إنه إسلامي ويسعى إلى إعادة الخلافة إلى إطلاق مجلة بالإنجليزية وليس بالعربية، والإجابة طبعاً في كلمة واحدة وهي "الإعلام". فكما شاهدنا في فيلم أوليفر ستون الناس من كل أنحاء العالم وهو يتابعون جرائم السفاحّين بشغف وحب لدرجة أن حولاهما إلى نجمَين تتصدر صورهما أغلفة المجلات، لدرجة أن هذا الجمهور "يتظاهر" احتجاجاً على اعتقال القاتلّين، نرى على أرض الواقع "الجهاديين الأجانب" الذين ينضمون إلى داعش، والجهاديات اللائي يسافرن بحثاً عن "رومانسية الحرب" بحسب تعبير إحدى الوكالات الإخبارية.
الأمر ليس متعلقاً بما تفعله التنظيمات الراديكالية فقط، فما شهدته المنطقة العربية، ولا سيما الدول التي شهدت تحولات سياسية جذرية، خلال الأربع سنوات الماضية، يكتشف أن للإعلام كانت اليد الطولى في الأمر، في إقامة المظاهرات، وإسكاتها، في الانحياز للنظام والصراخ ضده، في تحريك الشعوب وإخفاء صوتها. الصراخ الذي ينبعث من البرامج التلفزيونية يكشف عن أن كل ما يحدث من احتفاء بالدم أو سكوت عنه، ليس إلا لعبة في يد أفواه تتحرك ـ في أغلب الأحيان ـ كعرائس الماريونيت، تتبدل المواقف والآراء في ذات اللحظة، فهكذا تقتضي اللعبة التي تحتاج إلى مهارة في التعامل، وقدرة على التقاط الموجة الرابحة، سواء كان هذا لصالح رأس المال، أو لصالح شخصي، أو لصالح سلطة ما، أو رغبة في استمرار إضاءة الكاميرات التي تضيء في كل مكان، بحثاً عن تصريح لا قيمة له، من شخص يجلس ويخاطب الملايين، فلا يعرف "الجمهور"، مع التكرار اليومي، هل هو مجرد أراجوز أم خطيب مفوه.
في العام 2003 كنت أعمل صحافياً بجريدة الشرق الأوسط عندما احتلت الولايات المتحدة العراق، وكان عدد قتلى التفجيرات في العراق، يحتل المانشيت الرئيسي في الصفحة الأولى دائماً، في الصحيفة التي أعمل بها أو الصحف المصرية أو الأجنبية، لكن مع استمرار الأمر، تضاءل الخبر، وانتقل إلى طرف الصفحة، ثم انتقل إلى صفحة داخلية، ثم اختفي في صفحة تكاد تكون غير مقروءة بأقل عدد من الكلمات، لأن الناس اعتادت الأمر، وأصبح عدد القتلى مجرد "رقم" ليس أكثر، ولأن الإعلام ملّ الحدث، وبدأ يبحث عن ضحية جديدة يسلط عليها الضوء. كل هذا رغم استمرار القتل في العراق بصورة يومية طوال، تكاد أن تكون نمطية طوال تلك السنوات، ولكن دون اهتمام أو شغف إعلامي، إلى أن ظهر من جاء بالشغف بشكل جديد للقتل والتدمير والذبح والسبي وهو تنظيم داعش، فعادت الكاميرات مرة أخرى تنظر إلى هناك.
الإشكالية هنا في احتفاء الإعلام الذي يحول خبر القتل إلى خبر عادي، لم يعد مثيراً للشفقة ولا للغضب، ولا حتى للاستياء، ولا لأي مشاعر، وهو ما عبر عنه أوليفر ستون في مشهد رائع، عندما كانت السفاحة "مولي"، تحكي عن طفولتها وكيف أن زوج أمها كان يغتصبها، لكننا على خلفية هذه الحكاية المأساوية نسمع في الفيلم تصفيق الجمهور وضحكهم كأنهم يشاهدون مسرحية وليس جريمة بشعة.
في آخر فيلم "قتلة بالفطرة" يساعد الصحافي السفاحين على الهروب من السجن لكي يحظى بسبق صحافي، ثم يقتله السفاح "ميكي"، فهو لا يحتاج إلى شاهد على جرائمه، مكتفياً بالكاميرا التي تتابع تحركاته، وهو ما يمكن تفسيره بدلالات كثيرة، لكن قبل حادثة القتل يدور حوار مثير، فيقول ميكي: "قتلك وما تمثله هو تصريح علني، ففرانكشتاين قتل مخترعه"، في إشارة إلى أن السفاح من صنع الإعلام. فيرد الصحافي: "أنا مجرد طفيلي, ألستما بقاتلين؟ أنتم لنا، للملأ والإعلام، هكذا هي الأمور".
ما مضى ليس انتقاداً لدور الإعلام في كشف الفساد وجرائم القتل، بل لدوره في جرائم القتل، لاحتفائه بالموت، بتحويله إلى حدث مسلٍ وليس مأساوياً، بتحويله إلى حدث اعتيادي لا حرمة له، بسكب الجثث من شاشة التلفاز على موائد الأطفال.
غياب الإعلام لا يعني غياب الجريمة والقتل، لكن استخدام الإعلام مرة في يد رأس المال، ومرة في يد القاتل،  ومرة في يد السلطة، ومرة بحثاً عن الشهرة والسبق يساهم في زيادة كل ما مضى.

لم يطلب أحد من الإعلام أن يكون محايداً تماماً، لكن الجميع يعرف أن الإعلام يجب أن يكون لديه ضمير، وإلا لن نعرف الإجابة الحقيقة على سؤال: "من هم القتلة بالفطرة؟" المجرمون أم وسائل الإعلام؟.